Chaos créateur

octobre 3rd, 2005 | Billets, Schizophrénie

C’est fou ce que la société s’attache à des problèmes ridicules et s’obstine à ne pas voir les réelles difficultés. Il me dit que je dois suivre le comportement naturel. Suivre le comportement naturel c’est suivre son instinct. Suivre son instinct c’est vivre naturellement. Quand le pygmée a faim, il chasse et tue. Quand l’occidental a faim, il va au supermarché. Il achète, dépense, troque éventuellement, mais refuse de faire le travail lui-même. C’est ce refus du travail accompli par soi-même qui obère la société. Les gens ne savent plus faire des gestes simples. Des gestes immémoriaux. Ils perdent leur culture. Qui fait son pain aujourd’hui ? Le salut de l’humanité, s’il y en a un, passera par une prise de conscience rapide de ces manques. Il ne s’agit pas de retourner aux sources, il s’agit de marcher vers les sources. Les sources sont la vie. Que ferait-on sans eau. Il me dit que la vie est un long tunnel. Mais pourquoi donc doit-on passer par ce tunnel qui m’obsède ? quelle est sa finalité. Que fait-on là ? certains ont prétendu que c’était pour s’améliorer, pour progresser, pour aller vers la connaissance. A quoi sert une connaissance désincarnée ? le savoir ne peut s’exprimer qu’à travers un vecteur de transmission vivant, ou du moins ayant vécu dans le cas des livres. Mais encore une fois, à quoi bon savoir. Et de toutes façons, que sait-on ? les plans de conscience de l’homme « normal » sont totalement insuffisants pour percer les mystères. Ces plans sont comme un système solaire auquel il manquerait le soleil. Il ne tiendrait ni en l’air ni en vie. Le plan de conscience principal auquel l’home normal n’a pas accès est l’incohérence. Du chaos, de l’incohérence naissent les vraies idées.


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