En relation avec mon billet précédent, je trouve ceci dans la Presse de ce jour:
SPECIAL PRISONS
20% de la population carcérale “ne devraient pas être en prison”
| 09.12.2006 | 08:19Le Comité consultatif national d’éthique estime, dans un avis rendu public vendredi 8 décembre que 20% de la population carcérale “ne devraient pas être en prison”.
Que ce soit avant l’incarcération, pendant ou après, en France, les droits des détenus doivent être mieux respectés: dans un avis le Comité consultatif national d’éthique demande notamment aux autorités de faire appliquer la suspension de peine en fin de vie ou lorsque l’état de santé est incompatible avec le maintien en détention.Le détenu est un citoyen
“Nous voulons faire reconnaître que le détenu est un citoyen, simplement privé du droit d’aller et venir”, a déclaré à l’Associated Press Mario Stasi, membre du Comité d’éthique et co-rapporteur de l’avis.
Pour cela, le Comité “en appelle de manière urgente aux pouvoirs publics, aux élus, au législateur et aux autorités sanitaires”. Il demande aux élus et ou au législateur de “veiller à la bonne application des lois concernant la santé des personnes incarcérées”.
Tout détenu doit avoir “accès au respect de ses droits fondamentaux, notamment la suspension de peine en fin de vie ou lorsque l’état de santé est durablement incompatible avec le maintien en détention”, selon les dispositions de la loi du 4 mars 2002.
Le Comité recommande par ailleurs que “la prison ne se substitue plus à l’hôpital psychiatrique”, un fait qu’il attribue notamment à une “réticence croissante de notre société à accepter de soigner et d’accompagner, et non pas de punir, les personnes ayant commis des infractions à la loi par déraison”.
“Près de 12.000 détenus sur les 60.000 incarcérés sont des malades psychiatriques”, explique Mario Stasi.
Provenance du message : Nouvel Observateur du 9.12.2006
A méditer avec grande urgence
Concernant l’état des prisons françaises, j’ai écrit sur mon blog un article qui analyse plus particulièrement deux problèmes : la surpopulation des maisons d’arrêt, et l’absence de soins aux détenus souffrant de troubles mentaux. Avec, dans les deux cas, des pistes pour régler ces problèmes.
Le lien :
http://grozbulles.hautetfort.com/archive/2007/05/17/article-dossier-la-france-a-honte-de-ses-prisons.html
Amicalement,
Thomas Guénolé