Bien sûr, pour beaucoup d’entre nous le quotidien est ennuyeux, voire pénible. Le quotidien d’un psychotique est souvent identique à celui des autres dans les grandes lignes, étant précisé toutefois qu’il ressent au moins trois fois plus sa propre inutilité que le citoyen lambda. La société et lui-même se font un malin plaisir de rappeler chaque matin au psychotique que non seulement il a des problèmes, mais qu’il est un problème et qu’en conséquence il ne sert à rien, sinon à empêcher de tourner en rond. Cette absence de reconnaissance sociétale, dans laquelle on confine le malade mental à un rôle de victime précarisée, pénalisée et si possible culpabilisée, mais bien sûr calme et sage est une souffrance permanente et irréversible.
Je suis schizophtène également, diagnostique établi il y a un an et demi, et je me reconnais un peu dans ce que tu dis quand tu parles de l’inutilité qu’on ressent.
Toutefois j’ai parlé de mon problème à ma famille, collègues et certains amis, tous l’ont bien accepté et me soutiennent.
Je ne sais pas si j’ai énormément de chance, mais je ne me sens pas du tout rejeté à cause de ça, peut-être qu’il faut accepter sereinement d’être schizo pour que les autres considèrent ce problème comme “normal”, enfin je ne sais pas.
En tout cas si toi tu te sens rejeté, je te souhaite de trouver rapidement des gens plus compréhensifs.
Cordialement