Voilà une question qui revient souvent au creux de l’oreille entre bourdonnements, acouphène et autres bruits et voix. Cette question n’est pas posée par le perturbateur mais par mon fort intérieur.
Quelles peuvent donc être les raisons pour lesquelles tel homme (Mensch) subit les assauts de ce type de maladie et pourquoi tel autre n’en ressent aucun symptôme. C’est presqu’une question philosophique, car sa réponse usuelle ne se trouve ni dans les gènes transmis ni dans les modes de vie adoptés. D’ailleurs où donc est-elle cette réponse ? peut-être dans un dérivé de ce que certains nomment le destin, d’autres la chance, d’autres encore les risques, d’autres enfin la nature. Il y a des chats noirs et des chats blancs. Plus toute une gamme de coloris entre les deux. Il en va sans doute de même pour l’homme, choisi au hasard de la sélection pour être affublé de ce genre d’affections. Mais avec ce genre de réponse un peu trop simple et qui n’est que l’explication du commun des mortels, on n’est guère avancé. On constate, on acte que c’est comme ça, point à la ligne.
Et s’il y avait une ou des réponses plus subtiles et peut-être un peu plus cachées. Voici quelques pistes personnelles. On constate souvent chez les psychotiques une incapacité à s’insérer dans une société qu’ils ne comprennent pas. Ils pensent souvent à raison qu’on ne les comprend pas, et que cette même société les rejette à la marge, sur le fil du rasoir. Lorsque la mère, par exemple, indique ouvertement et dans ces termes à son propre enfant à réitérées reprises tout au long de sa plus tendre enfance « qu’il n’aurait pas dû exister, qu’il n’est qu’un accident de la méthode Ogino, et que sa vie n’est dû qu’à un sacrifice constant de cette mère », il y a un traumatisme primal de très grande importance et une épouvantable impression qui ne s’arrête jamais depuis la plus tendre enfance que l’on n’a rien à faire dans ce monde, et surtout que l’on n’est pas, mais alors pas du tout le fruit de l’amour, mais simplement un déchet humain dû à un ratage de contraception.

Ce que je relate ici m’est arrivé en ces termes et dans ces conditions, c’est une souffrance permanente et pour moi incurable. Une piste se cache-t-elle là ? lorsque cette même mère ne considère l’enfant né ainsi que comme quantité négligeable et se comporte avec lui d’une façon tout à fait différente de ce qu’elle montre à son jeune frère voulu et « non accidentel » au point que pour l’entourage cette différence devient patente, n’y a-t-il pas là une autre piste ? Lorsque le sujet que je suis décide de sortir du lot, et contrairement à ses parents poursuit avec réussite des études universitaires dans plusieurs branches et obtient plusieurs diplômes de haut niveau par sa seule obstination, sa volonté, et sans doute un peu aussi aidé par la chance, ce sujet n’augmente t-il pas lui-même le fossé qui le sépare de son monde familial ? la séparation du monde familial et donc du monde en général n’est-elle pas le début de la séparation de la vision du monde que l’on retrouve plus tard ? Ce ne sont que des questions, personnellement j’y ai vu des causes, mais elles ne peuvent à mon sens être sans autre appliquées à d’autres cas. Il n’en reste pas moins que ce genre de poids que l’on fait volontairement porter à l’enfant pour une vie entière ressemble à un comportement punissable, ou devrait en tous cas l’être. Bien sûr il y a des problèmes de preuves, de délai, de prescription, mais un enfant ayant vécu ce type de situations devrait pouvoir réclamer des comptes à ses géniteurs, non pas en direct, car ils sont en perpétuelle dénégation sinon des faits du moins des conséquences, mais au travers d’organismes humains et ouverts. Lorsqu’on casse accidentellement involontairement le bras de quelqu’un, on lui doit réparation, même pour toute une vie s’il reste handicapé et ne peut plus travailler. Similairement, les géniteurs coupables de coupure volontaire sociale et familiale devraient assumer leur vie durant les conséquences de leurs actes ou non-actes. Mais nos chers politiciens législateurs n’ont encore jamais imaginé de sanction pour ce genre de comportement que je qualifie de délictueux. Une responsabilité civile débouchant dans de tels cas sur une indemnisation soulagerait les finances de la société des allocations sociales et apporterait peut-être aussi une sorte de baume a posteriori à celui qui a subi les ravages. Une sorte de reconnaissance officielle de son statut de victime.


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2 Responses to “Pourquoi moi ?”

  1. Je ne vois pas les choses de la même manière. En fait je pense que certaines personnes ont des capacités amoindries parfois depuis la plus petite enfance à cause d’un empoisonnement latent . Comment ne pas souffrir des histoires vécues lorsqu’elles étaient tordues, obscures, baignées dans des sentiments troubles, vagues, d’incontrôle, de peine, de difficulté, de défaveurs, de doutes, de jalousie, de peur, d’excerbation, …
    Une personne qui a bu toute la nuit ne pourra pas accueillir sa belle mère au petit matin avec autant de courtoisie et de patience.
    Tous les problèmes psychologiques deviennent pesants à cause qu’ils s’accumulent sans être traités convenablements, assimilés, classés, digérés, évacués. Ils finissent par justifier les souffrances. Les mauvaises relations sont tendues lorsqu’il y a incompréhension ou longueurs d’ondes différentes. Et comment ne pas se sentir diminué quand on est défavorisé. Toutes les heurts peuvent prendre des proportions énormes quand on est envahi de doute et de peur. Comment grandir avec ces difficultés émotionnelles, ce mal latent et pesant, ces sentiments d’injustice? Quel mérite d’être défavorisés ? la séparation du monde familial et du monde en général est la séparation de la vision du monde à cause de cela et cela peux se développer davantage après la puberté. La personne devient marginale, agressive, repliée sur elle même,
    Quel perte de temps à rechercher des années les problèmes psychologiques quand on comprend qu’ils se règlent tout seul quand le corps et l’esprit s’assainissent sur le plan des échangent, de la concentration et de la gestion du stress. C’est comme juger un pilote de course à qui on a trafiqué son véhicule pour qu’il perde, il ne s’en rend pas compte, il voit bien que quelque chose ne va pas, mais tout a été vérifié, il fini par perdre confiance en ses capacités car tout le monde doute de lui. C’est normal que si on ne va pas voir où est la panne la situation risque de devenir critique. Donner des calmants au pilote pour pas qu’il s’énnerve moins ne changera rien à la panne, il ratera certainement la course et sera banni de son sport préféré car il n’aura pas pu montré ses compétenses dans un véhicules escroqués dès le départ. S’il doit rouler toute sa vie avec ce véhicule trafiqué sans avoir la possibilité de trouver la panne, il risque de s’épuiser et de se défragmenter complètement. Si on fait pression sur lui à après temps d’effort et de souffrance, il risque de mal agir, de craquer en rapport avec son mode de défensive personnel qu’il a instauré inconsciement.
    C’est comme on agresse un alcoolique on se dit qu’il n’a pas toute sa raison.
    Le stress remue nos poisons et les fait entrer dans nos nerfs ou dans le cerveau. Ils sont comme des drogues fortes, ou beaucoup d’alcool.
    C’est comme si la personne a les nerfs à vifs et un rien peux la déboussoller.
    C’est comme si on sème l’émeute chez des gens échaudés. Ca risque de faire mal ! C’est comme si on allume une étincelle sur de la paille séchée ! C’est comme si on harcèle un sanglier blessé ! C’est comme si on est drogué indépendamment de notre volonté et on nous demande d’assurer, et on en sait même rien qu’on est drogué ! ….Nos propres repères avec lesquels on a affiné une relation de confiance, ne sont donc plus conformes à une réalité générale ! Pourtant on a pas bu, que ce passe t’il ?, il y a de quoi être fameusement ébranlé quand on perd toute crédibilité face aux autres, qu’elle humiliation d’apprendre que notre château de carte que nous avons précieusement construit au fil du temps comme un édifice, n’est que du vent et n’est absolument pas reconnu ! Ce qui soulage enfin c’est que n’importe qui peut tomber dans le panneau et comment vont-ils gérer la situation avec des doses d’opium et de morphine dans la tronche, bien plus concentrée que les seringues du drogué du coin de la rue. Seront-elles aussi fières, ou paniquerons t’elles, ou inventerons un stratagème pour trouver une crédibilité dans leur cœur, pour se réconforter à elle toute seule ?
    Je dois certainement ébranler des pensées bien encrées, mon but ce n’est pas d’embêter mais d’éveiller aussi cet aspect de la situation. La psychologie à mon sens joue sur la chimie du corps et la chimie du corps joue sur la pensée, c’est indissociable. Maintenant sous-estimer l’aspect psychologique est un non sens car lorsque la psychologie est soulagée les portes s’ouvrent pour laisser échapper les aux poisons du corps pour les éliminer, et lorsque le corps et l’esprit ont récupéré leurs capacités ils pourront mieux régler les problèmes psychologiques et tirer une leçon des expériences vécues avec plus d’ouverture et de connaissance c’est-à-dire de sagesse. Tout ceci est mon avis mais pour vous protéger et vous rendre plus fort, tout ceci est à prendre en compte ! Les parents ont certainement une part de responsabilité dans cette situation, mais n’en sont vraiment pas la cause unique, même s’ils ont fait des erreurs. Un grand merci pour vos recherches et à bientôt sur le site.

  2. Dans pratiquement tous les cas, à cette question “Pourquoi moi ? ” j’aurais tendance à répondre ” Et pourquoi pas ? ”
    C’est peut-être ça la vraie réponse, aussi insatisfaisante soit-elle, je considère qu’elle libère de bien des choses ….
    Bises.

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