Il était une fois un psychiatre et son patient. Ils se voyaient souvent et le thérapeute suggéra un jour de 2005 au patient de rédiger ce qu’il ressentait. Ainsi à chaque séance, le rédacteur de ce blog apportait et apporte toujours un billet au psychiatre. Ce dernier a trouvé que le contenu de ces billets pouvaient être d’intérêt pour le public et a suggéré au patient de le publier. C’est ainsi que ce blog est né. Les textes présentés sont bruts. Ils ne sont publiés qu’une fois leur examen achevé en cours de séance. Ils n’ont aucune prétention autre que celle d’exister. Le rédacteur de ce blog n’attend pas de réponse à ses questions, mais sait-on jamais, la vie est parfois étrange.

A noter encore que les réponses faites au rédacteur de ce blog par son thérapeute, ou les questions qu’il lui pose, ne seront pas publiées, car elles sont partie intégrante d’un taitement qui se poursuit et que le rédacteur de ce blog veut garder pour lui.

PS: vous trouverez aussi, aisément reconnaissables, quelques billets d’humeur qui ne font pas partie du traitement proprement dit et dont le contenu n’est pas mis à disposition dans la section téléchargements.

Sam Body, chasseur d’idées et voyageur entre deux mondes

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Caveat: ce blog est un espace de liberté, les commentaires sont donc libres et simplement filtrés automatiquement par un système antispam. Ceci dit, le rédacteur de ce blog estime que les commentaires doivent au moins respecter un élément essentiel de la netiquette, celui du respect. C’est la raison pour laquelle il se réserve le droit de supprimer purement et simplement les commentaires hors de propos ou non respectueux de la règle de la politesse minimale exigible en ce bas monde.

Petit rappel

Définition de la schizophrénie

Si l’on en croit l’une des sources vulgarisées les mieux documentées, soit l’Encyclopedia Universalis dans sa version 2005, “l’étiquette « schizophrénie » utilisée pour désigner telle ou telle manière d’être au monde est loin d’avoir une acception univoque. Synonyme de folie pour une grande partie de l’opinion, elle recouvre pour les psychiatres une série de tableaux cliniques disparates, dont le nombre varie avec les pays, les « écoles », l’expérience individuelle. Afin de garder au concept de schizophrénie un sens aussi exact que possible, il est nécessaire de suivre les phases de son évolution historique, qui correspondent à trois aspects fondamentaux de la psychose : l’évolution déficitaire, la dissociation de la vie psychique et l’attitude d’introversion.
À l’affection désignée par l’expression de « démence précoce » (avec ses trois formes classiques : hébéphrénique, catatonique et paranoïde) et isolée des syndromes démentiels par E. Kraepelin qui recherchait une entité anatomo-clinique spécifique, E. Bleuler substitue en 1911 la notion de schizophrénie. Sa conception pathogénique distingue une structure négative plus ou moins déficitaire, effet de la dissociation de la vie psychique, et une structure positive, le délire, fruit de l’émergence des fantasmes. Sous l’influence conjointe des théories socio-psychogénétiques (psychanalytiques en particulier) et des thérapeutiques modernes (biologiques et psychologiques), l’« autisme », élément fondamental de la structure schizophrénique, a vu son sens subir un glissement qui fait abusivement assimiler à la schizophrénie toute forme de « réaction » où les valeurs subjectives prennent le pas sur les valeurs objectives. Si l’absence de limite nosologique précise entrave les recherches psychologiques et biologiques, elle facilite néanmoins l’action thérapeutique”.


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